Rencontre avec Saskia, membre du programme Remise en Selle 

À 48 ans, Saskia vit dans la Marne et exerce des fonctions administratives et organisationnelles. Sans enfant, elle menait une vie active, mais sans forcément accorder une grande place au sport.

Jusqu’au jour où la maladie est venue tout bouleverser…

Quand le corps dit stop

Avant son diagnostic, Saskia pratiquait occasionnellement l’équitation. Une activité qu’elle appréciait, sans pour autant être très sportive au quotidien.

Puis la maladie arrive. Les traitements, l’opération… Et un corps affaibli : « après l’opération, je marchais 300 mètres et j’étais épuisée. »

La fatigue est intense et persistante. 

Comme beaucoup de patientes, Saskia fait face à une perte de repères physiques, mais aussi à une diminution de sa masse musculaire, liée à l’inactivité forcée pendant les traitements.

Le déclic : se remettre en mouvement

C’est dans ce contexte que naît une envie : bouger, retrouver de l’énergie et reprendre le contrôle.

Très vite, Saskia pense au vélo d’appartement. Une idée simple et accessible.

Elle commence progressivement et accroche.

Aujourd’hui, elle pratique le vélo jusqu’à quatre fois par semaine, en complément d’un programme de sport adapté proposé par son centre de radiothérapie.

« La maladie m’a réveillée », confie-t-elle.

Casiopeea, une bouffée d’air

Mais au-delà de l’activité physique, un autre défi s’impose : celui de l’isolement.

En arrêt, souvent chez elle, Saskia ressent le besoin de créer du lien.

C’est en effectuant des recherches sur internet qu’elle découvre l’association Casiopeea.

En novembre 2025, elle rejoint le programme « Remise en selle ». L’association lui fournit un vélo et, surtout, l’intègre dans un groupe. 

Chaque lundi, elle participe aux séances collectives. Et très vite, quelque chose change.

« C’est comme une famille. On se voit toutes les semaines. C’est très joyeux. »

Retrouver du lien, partager sans expliquer

Dans ce groupe, Saskia trouve bien plus qu’un cadre sportif : elle trouve des personnes qui comprennent.

« Ça crée du lien de savoir qu’on est tous malades. On se comprend. »

Ici, pas besoin de longs discours. Chacune avance à son rythme, avec ses forces et ses fragilités. Et ensemble, elles se soutiennent.

« On partage des bons moments… Et en même temps, on fait du sport. »

Le collectif devient un moteur. Une raison de sortir, de se retrouver, de continuer.

Avancer, à son rythme

Aujourd’hui, Saskia continue son parcours avec détermination. Pour le moment, elle ne pratique pas d’autres activités, mais le vélo et les séances avec Casiopeea font déjà une réelle différence dans son quotidien.

Pas à pas, coup de pédale après coup de pédale, elle se reconstruit.

Merci Saskia pour le partage de ton parcours !