Corinne, 52 ans : « Le sport m’aide à avancer, tout simplement »

À 52 ans, Corinne mène une vie active à Pont-l’Évêque. Infirmière et maman, elle est habituée à prendre soin des autres. Mais en 2025, c’est elle qui a dû faire face à une épreuve inattendue…

Rencontre et échange avec Corinne, adhérente Casiopeea.

Un diagnostic précoce, un parcours rapide

Suivie régulièrement en raison d’antécédents familiaux, Corinne découvre en février 2025 des anomalies sur ses deux seins. Très vite, tout s’enchaîne : biopsie, puis chirurgie en avril pour retirer les tumeurs.

« Ça a été pris au démarrage », explique-t-elle.

S’ensuivent 20 séances de radiothérapie, puis la mise en place d’une hormonothérapie dès juillet. En parallèle, un test génétique révèle une mutation nécessitant une nouvelle intervention prévue en novembre : l’ablation des ovaires et des trompes, pour prévenir un risque de récidive.

Un quotidien bouleversé, mais une force intacte

Comme souvent dans ces parcours, la maladie ne touche pas seulement le corps.

La fatigue s’installe, accompagnée de bouffées de chaleur. Le moral fluctue. 

Du côté de ses proches, le choc est réel. Son mari et son fils sont très affectés. Ses filles, elles aussi, doivent trouver leur place face à la maladie.

Et pourtant, Corinne garde une certaine distance : « Globalement, ce n’est pas si dramatique. »

Une phrase qui en dit long sur sa capacité à avancer…

La rencontre avec Casiopeea

C’est grâce à Sophie Grammont (qui marche avec le mari de Corinne) que le lien se crée avec l’association Casiopeea.

Début février 2026, Corinne rejoint le programme « Remise en selle ». Elle récupère un vélo et, hop, elle reprend doucement une activité physique adaptée.

Chaque semaine, elle pédale environ une heure, selon son niveau de fatigue. Son programme est personnalisé, construit avec les encadrants, entre travail cardio et renforcement musculaire.

Peu sportive auparavant, elle retrouve progressivement des sensations.

Retrouver du souffle, et bien plus

Très vite, les bienfaits se font sentir.

« Ça fait un bien fou. On se détend. »

Mais au-delà de l’activité physique, c’est aussi la dimension collective qui joue un rôle clé :

« Le groupe est porteur. Sans eux, je ne le ferais pas. »

Le sport devient alors bien plus qu’un exercice : un rendez-vous, un soutien, une respiration.

Les nuits s’améliorent, le sommeil revient.

« La nuit, je dors bien. »

Et surtout, cela l’aide à sortir de chez elle, à rompre l’isolement :

« Ça me soulage de ne pas rester à la maison. »

Le mouvement comme allié

Les équipes soignantes sont unanimes : pratiquer une activité physique régulière est essentiel pour limiter les risques de récidive.

« 30 minutes par jour », lui rappelle-t-on.

Corinne s’inscrit pleinement dans cette dynamique. En complément du vélo avec Casiopeea, elle pratique également le Pilates et le Qi Gong avec une autre association.

Une nouvelle étape… et des projets

Aujourd’hui, Corinne continue son parcours avec courage et détermination. Elle prévoit notamment de participer au week-end organisé en juin avec l’association !

Son témoignage est précieux. Il rappelle que, même dans l’épreuve, des ressources existent. Que le mouvement, le collectif et l’accompagnement peuvent faire toute la différence.

Chez Casiopeea, chaque parcours compte. Chaque victoire aussi.

Merci Corinne d’avoir pris la parole. Hâte de te retrouver pour de prochaines activités avec Casiopeea !