Agir ensemble pour accompagner les femmes touchées par le cancer
Depuis plus de 10 ans, l’association Cassiopea accompagne des femmes atteintes de cancer à travers des actions concrètes : activité physique adaptée, temps d’échange entre les patientes, sorties et week-ends thématiques.
L’objectif : rompre l’isolement, soutenir le moral et aider à mieux vivre la maladie.
Aujourd’hui, Casiopeea et Santéclair partagent avec vous les conseils nutritionnels de SmartDiet, partenaire de Santéclair et expert en prévention par la nutrition.
SmartDiet en quelques mots : expert de la Prévention Santé par la Nutrition (PSN) pour les entreprises et les acteurs de la protection sociale depuis 10 ans, notre partenaire a pour mission d’accompagner le plus grand nombre vers une nutrition personnalisée, accessible et durable. Son approche repose sur des repères simples et pratiques pour devenir acteur(rice) de ses habitudes de vie, en tenant compte du quotidien, du ressenti et de l’évolution de ses besoins… et notamment en période de maladie.
Santéclair et SmartDiet ont déployé un programme nutritionnel personnalisé, accessible via MySantéclair, pour accompagner les bénéficiaires vers des habitudes nutritionnelles plus simples, durables et adaptées à leurs besoins. Grâce à cet engagement, ce programme d’accompagnement permet aux femmes touchées par un cancer, avec une approche concrète, progressive et adaptée à leur quotidien.
Aux côtés de Cassiopea, Santéclair et SmartDiet s’engagent dans une démarche commune de prévention et d’accompagnement global. Ce partenariat repose sur une conviction forte : agir sur les habitudes de vie permet d’améliorer la qualité de vie pendant et après la maladie. Bonne lecture !



Comprendre ce que traverse le corps
Pendant la maladie, le corps est fortement mobilisé : inflammation, réponse immunitaire, réparation cellulaire… Cette activité intense peut entraîner :
- fatigue importante
- variations d’appétit
- fonte musculaire
- modification du goût ou de l’odorat
- inconfort digestif
Ces manifestations traduisent un organisme qui s’adapte. Les traitements (chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie…) modifient également les sensations alimentaires : goût altéré, appétit irrégulier, digestion perturbée…
Comprendre que les besoins évoluent d’un jour à l’autre permet de relâcher la pression et d’ajuster son alimentation avec plus de sérénité.
5 repères nutritionnels en prévention
Adopter des habitudes simples contribue à soutenir la santé sur le long terme.
1. Equilibrer ses repas
Composer une assiette variée et équilibrée avec :
- A chaque repas un féculent, privilégier les féculents complets.
- A chaque repas des légumes crus ou cuits.
- Une portion d’aliments sources de protéines, soit animale (volailles, viandes, poisson, oeufs), soit végétale (légumineuses (lentilles, haricots rouges, blancs, pois chiches, fèves…), alternatives végétales (tofu, tempeh, seitan…)).
- Une touche de matières grasses végétales (huile d’olive vierge, colza..) .
En dessert un fruit et/ou un produit laitier selon l’équilibre de la journée.
2. Privilégier les aliments bruts
- Limiter les produits ultra-transformés,
- Choisir des aliments à la liste d’ingrédients la plus courte possible,
- Et surtout favoriser le fait-maison au quotidien.
3. Maintenir une hydratation régulière
- L’eau est la seule boisson indispensable.
- Boire tout au long de la journée, sans attendre d’avoir soif pour boire.
- Limiter les boissons sucrées, alcoolisées et dites “énergisantes”.
4. Pratiquer une activité physique régulière et lutter contre la sédentarité au quotidien
- Pratiquer au moins 30 minutes d’activités physiques dynamiques par jour (marche rapide, vélo, natation, danse, jardinage…).
- Intégrer 2 deux fois par semaine des activités de renforcement musculaire, d’assouplissement et d’équilibre.
- En parallèle, réduire les temps passés assis en privilégiant l’activité physique au quotidien et en se levant toutes les 90 minutes (marcher 2-3 minutes) lors des temps assis prolongés.
5. Améliorer la qualité de son sommeil
- Tendre vers un sommeil régulier, suffisant et réparateur.
- Adopter un comportement (horaires réguliers, boissons énergisantes avant 14h, activité physique régulière, activité douce, exposition à la lumière du jour, dîner léger, déconnexion aux écrans…) et un environnement (lit=sommeil, literie adapté, température adéquate, orientation de la chambre…) favorables au sommeil.
3 axes clés pour mieux manger pendant les traitements
S’ajuster aux capacités du moment
- Préparer des petites portions (verrines, ramequins),
- Utiliser des ustensiles adaptés en cas de fatigue ou de sensibilité,
- Simplifier la préparation pour conserver de l’énergie,
- Manger lentement, dans un environnement calme.
Faciliter le plaisir de manger
- Utiliser des herbes fraîches et épices douces pour rehausser les goûts,
- Tester des associations sucré-salé si le goût sucré est mieux toléré,
- Proposer des textures onctueuses (purée, soupe, smoothie…),
- Privilégier les cuissons vapeur, en papillote ou au micro-ondes pour limiter les odeurs,
- Prévoir des plats consommables à différentes températures.
Préserver l’état nutritionnel
- Fractionner son alimentation (prises alimentaires plus petites et plus fréquentes),
- Enrichir les plats (fromage râpé, œuf, huile…),
- Intégrer une source de protéines à chaque repas,
- Adapter les textures si la déglutition est difficile.
4 idées reçues sur l’alimentation et le cancer
“Certains aliments guérissent le cancer”
Aucun aliment ou “super-aliment” ne permet, à lui seul, de traiter un cancer. L’alimentation agit en complément des traitements médicaux, en soutenant l’organisme (énergie, immunité, masse musculaire), sans jamais s’y substituer.
“Il faut supprimer le sucre totalement”
Le glucose est une source d’énergie essentielle pour toutes les cellules du corps, y compris les cellules saines. Supprimer totalement les aliments sucrés n’est ni nécessaire, ni réaliste, et peut même déséquilibrer l’alimentation.
L’objectif est de limiter les excès de produits sucrés, tout en maintenant des apports énergétiques suffisants, surtout en cas de fatigue ou de perte de poids.
“Les compléments sont indispensables”
Vitamines, minéraux, plantes… les compléments sont souvent perçus comme nécessaires pour “renforcer” l’organisme. Pourtant, ils ne sont pas systématiques et certains peuvent interagir avec les traitements.
Une alimentation adaptée et variée couvre la majorité des besoins. Les compléments doivent être envisagés uniquement sur indication médicale ou diététique.
“Manger devient secondaire pendant la maladie”
Lorsque l’appétit diminue ou que les repas deviennent difficiles, l’alimentation peut passer au second plan. Pourtant, les besoins restent élevés pour faire face aux traitements et limiter la fatigue.
Manger, même en petites quantités, contribue à préserver l’énergie, la masse musculaire et la qualité de vie. L’alimentation devient un soutien essentiel et accompagne les traitements.
Le retour d’une adhérente de Casiopeea
Anne, du programme Remise en Selle, témoigne :
Elle raconte notamment avoir dû chercher elle-même des réponses sur internet.
Pendant sa chimiothérapie, son rapport à l’alimentation a beaucoup fluctué : d’abord marquée par des vomissements, elle a ensuite traversé des phases de forte faim, mangeant davantage lorsque son état s’améliorait.
Pour faire au mieux, elle privilégiait des aliments simples et rapides à préparer, comme des légumes nature surgelés, tout en veillant à maintenir un apport en protéines (œufs, riz) afin de préserver un minimum de masse musculaire.
Elle explique aussi avoir découvert par elle-même certains aliments déconseillés, comme le pamplemousse ou le curcuma, des informations que sa médecin a confirmées a posteriori mais dont elle ne lui avait jamais parlé.
Face aux injonctions parfois contradictoires, ne pas prendre de poids d’un côté, manger dès que la faim se fait sentir de l’autre, Anne souligne la pression ressentie autour du poids, souvent déconnectée de la réalité du traitement.
Elle regrette enfin un manque global d’accompagnement de la part des médecins sur ces questions pourtant essentielles.
Ce constat met en lumière le besoin d’un accompagnement complémentaire au parcours médical, capable d’apporter des réponses concrètes au quotidien.
C’est précisément le rôle que Santéclair souhaite jouer, en facilitant l’accès à des solutions utiles et personnalisées.
Avancer à son rythme, bien entourée
Au fil de cet article, un message essentiel se dessine : il n’existe pas de “recette parfaite”, mais une nécessité d’écoute, d’adaptation et de bienveillance envers soi-même.
Mieux manger pendant la maladie, c’est avant tout composer avec ses ressentis, ses contraintes et ses besoins du moment, sans culpabilité ni pression inutile.
Grâce à l’engagement conjoint de Cassiopea, de Santéclair et de SmartDiet, chaque femme peut s’appuyer sur des repères concrets, un accompagnement humain et des solutions adaptées pour continuer à avancer, à son rythme. Parce que l’alimentation, associée à une démarche globale de soutien, d’écoute et de partage, peut devenir un véritable appui au quotidien, c’est bien tout un accompagnement qui se met en place pour préserver son équilibre et continuer à avancer, à son rythme.
Pour en savoir plus :
Découvrir les programmes d’accompagnement santé en nutrition proposé par Santéclair en partenariat avec SmartDiet :
Cassiopea : https://casiopeea-sport-sante.com/
Smartdiet : https://www.smartdiet.fr/

